Sep 06

Choix d’applications selon l’intention pédagogique

Choisir ses applications tablettes (ou autres) n’est pas une mince tâche. Surtout que le nombre d’applications ne cesse de grandir (et changer).

Avant de vous lancer dans une recherche longue et assez souvent infructueuse, nous vous proposons  de bien cibler l’intention pédagogique au préalable, ce qui limitera grandement votre champs de recherche.

Un tableau, exploitant la taxonomie de Bloom révisée comme base, a été construit dans ce but par des services nationaux du RÉCIT. N’oubliez pas qu’il est gagnant pédagogiquement de varier les processus cognitifs nécessaires à la réalisation de la tâche. Ce qui variera également le type d’applications et de stratégies.

Ce schéma se veut un outil de réflexion sur les actions (le verbe) pédagogiques/didactiques où les TIC (ici la mobilité) peuvent agir en catalyseur à l’apprentissage.

Note: La stratégie des 3-O (plus de détails) peut par la suite être utile pour varier les moments/lieux où les TIC seront des catalyseurs à l’apprentissage.

 

Nov 22

Juger : pourquoi la tablette ?

Bien que le iPad (ou autres tablettes) soit un outil très puissant, on peut, non on doit se poser la question suivante lors d’une tâche pédagogique/didactique:

Est-ce que la tablette m’aidera dans cette tâche? Si oui, comment?

Nous proposons ici de démarrer l’analyse avec l’action pédagogique (le verbe) et ensuite on pourra choisir son outil. C’est, entre autres, pourquoi nous débutons chaque titre d’article par un verbe dans le présent site. Nous apprécions également la taxonomie de Bloom pour nous aider dans cette analyse.

Vous trouverez de plus en plus de sites (documents) qui tente de répondre à cette question. Voici quelques liens pour débuter votre lecture.

Vous avez des liens/lectures à nous proposer? Utiliser les commentaires ci-dessous ou contactez-nous.

Nov 19

Apprendre : iPad et Taxonomie de Bloom

Comment intégrer les TIC et s’assurer qu’elles contribuent à l’apprentissage?

Avec l’avènement des technologies, on se fait souvent demander si l’ordinateur, le tableau blanc interactif, la tablette numérique, le dictionnaire en ligne ou toute autre nouveauté va améliorer l’apprentissage et augmenter les résultats scolaires. La réponse est et sera toujours: «Ça dépend de ce qu’on en fait».

La gradation des processus cognitifs

Nous savons intuitivement que tous les processus cognitifs ne sont pas équivalents. C’est-à-dire que le simple fait de mémoriser une règle de grammaire n’implique pas le même engagement cognitif que le processus complet d’autocorrection.

Mais comment s’y retrouver? Qu’est-ce qui est important? Si je veux que mes élèves apprennent, sur quoi dois-je mettre l’accent? Est-ce que je dois vraiment prendre du temps pour amener les élèves à comparer, analyser, débattre ou est-ce que je devrais plutôt mettre l’accent sur la mémorisation des faits?

Réponse?

Ça dépend de ce qui me semble important. Si je pense en tant qu’enseignant(e) qu’entendre ou lire une explication permet à mes élèves de s’approprier un concept et de l’utiliser dans d’autres contextes, je vais sûrement mettre mes élèves dans des situations où ils vont écouter une explication ou lire des textes et répondre à des questions.

Par contre, si je perçois l’apprentissage comme étant une construction personnelle s’intégrant à ce que l’élève sait déjà et que cette construction doit être faite par chacun de mes élèves, en tant qu’enseignant(e), je vais devoir aller plus loin que la mémorisation de faits, de concepts, de règles ou procédures. Je devrai susciter la discussion, le débat, l’analyse, etc.

La taxonomie révisée de Bloom nous suggère une gradation des processus cognitifs. Selon cette taxonomie, plus un élève maîtrise un concept, une notion, mieux il pourra l’appliquer, puis s’en servir pour analyser une situation, évaluer un problème, choisir une solution et être créatif(ve). Cette taxonomie peut nous guider. Pour analyser une situation, j’ai besoin de maîtriser les faits… c’est peut-être avec ce type de situation que je permettrai à certains élèves de solidifier leur connaissance d’un concept.

Cette taxonomie ne s’inscrit dans aucun programme de formation, aucune politique, ni aucune réforme. Elle a été traduite dans 22 langues depuis 1956. Elle semble être une piste pertinente pour plusieurs enseignants à travers le monde.

On n’a pas besoin des TIC alors?

Pas toujours. Si les technologies peuvent nous permettre de mettre nos élèves dans une situation faisant appel à un processus cognitif non maîtrisé (analyse, évaluation ou création), et ce, mieux que si nous n’avions pas accès à la technologie, c’est là que ça devient intéressant. Les TIC peuvent nous permettre:

  • de consulter plusieurs point de vue différents;
  • d’analyser les points de vue différents (quels sont les biais, les préjugés?)
  • d’évaluer différentes avenues (quel est le meilleur choix dans notre contexte, pourquoi?)
  • d’accéder à de véritables experts qui travaillent dans un domaine sur lequel nous nous interrogeons avec qui je pourrai discuter;
  • d’échanger avec des élèves d’un autre pays sur un sujet commun;
  • de publier mes travaux et de recevoir des commentaires qui pourront m’aider à progresser;
  • d’utiliser des outils de création (logiciels outils) et ainsi créer une capsule vidéo, audio, un livre, une bande dessinée;
  • etc.

 

 

Bonne exploration!