À propos du iPad… ou des tablettes

«The verbs stay the same, but the nouns do change.» Traduction libre: L’action en classe (le verbe) reste la même, mais le nom (l’outil) change. Marc Prensky

«Vous ne faites pas un projet iPad, vous vivez un projet pédagogique (You are not doing an iPad project . .  . you are doing a teaching and learning project).» Source.

Le RÉCIT MST a mis en ligne le 6 décembre 2012 un site nommé «Le iPad en classe de MST» pour supporter une formation offerte à la CS de Sorel-Tracy (projet iPad). Nous avions alors ciblé le contenu du site autour du iPad pour diverses raisons. Une de ces raisons était que nous avions déjà le site http://m.recitmst.qc.ca qui couvre la mobilité en général.

Suite à des formations, ateliers, discussions, recherches, lectures… nous concluons que peu importe la technologie (iPad, tablette Android ou autres) utilisée, les besoins pédagogiques (préalablement identifiés) sont répondus. Sauf peut-être si on s’attache à une application précise qui n’existe pas sur d’autres systèmes, ce qui s’éloigne, selon nous, de l’esprit de l’intégration des TIC dans l’apprentissage des élèves.

C’est pourquoi nous avons modifié l’adresse du site pour http://tablettes.recitmst.qc.ca et adapté le contenu pour être plus ouvert sur les autres technologies de tablettes.

Aspects importants

Voici quelques éléments importants de notre approche de la mobilité en classe.

Le mobile (tablette ou autres) est un complément à l’ordinateur, pas un remplacement. Un mobile, ça ne fait pas (ne réponds pas aux mêmes besoins) la même chose qu’un ordinateur. De là l’importance de bien identifier les besoins avant l’achat du matériel.

«Recycler» le contenu de l’enseignant pour le rendre accessible aux mobiles est une des stratégies que nous favorisons, car le point de départ est la tâche pédagogique/didactique, pas l’outil en lui-même. L’enseignant a déjà du matériel (des outils dans son coffre) qui comble ses besoins, l’adapter aux mobiles nous semble une stratégie efficace pour débuter. Ne pas oublier par contre que les approches pédagogiques doivent être examinées/régulées pour que les TIC servent de catalyseur à l’apprentissage au lieu de «bébelles».

De plus, si on attend qu’une application («apps») comble le besoin spécifique de l’enseignant, il est possible qu’on attende longtemps (en plus d’avoir pris beaucoup de temps à la recherche de l’application parfaite).

Nous avons déjà dit, concernant les logiciels, que «Le meilleur outil est celui du formateur.» C’est encore vrai pour la mobilité. Nous croyons qu’il est hasardeux d’affirmer qu’un outil est meilleur qu’un autre au point de vue pédagogique/didactique. Trop souvent les goûts/préjugés, ainsi que le manque d’expertise dans une au l’autre des technologies entre en ligne de compte dans l’analyse, ce qui fausse l’évaluation. Il ne faut pas oublier que le «BYOD» (apporte ta TIC), que nous favorisons pour plusieurs raisons (l’État ne pourra pas être le seul fournisseur de TIC en classe, l’élève doit apprendre à gérer ses outils personnels dans un contexte autre que le jeu/amusement, etc.), aura comme effet de multiplier les types/marques de technologies, on doit donc être prêt à ce défi.

Le nombre d’applications disponibles est-il un atout majeur dans le choix d’une technologie? La réponse facile à donner est oui. Mais combien d’applications seront régulièrement utilisées en classe par les élèves? Au début du projet, ce nombre sera sûrement plus grand qu’après quelque temps (une sélection naturelle se fera). Les applications «phares», celles qui résisteront au temps, se retrouvent généralement sur toutes les technologies, même à l’ordinateur! Qui est, on le rappelle, encore une technologie adéquate pour plusieurs besoins pédagogiques/didactiques.

Le choix des applications n’est pas une mince affaire, mais voici quelques caractéristiques que nous considérons comme gagnantes:

  • permettent le partage/collaboration avec d’autres utilisateurs;
  • sont disponibles à l’ordinateur (applications Web 2.0 ou clients) et sur d’autres plateformes (il n’y a pas qu’un seul système dans les maisons);
  • sont multidisciplinaires;
  • n’enferment pas l’utilisateur dans l’application (on peut exporter le contenu dans un format accessible par d’autres TIC).

Étant conscients que le discours autour des TIC est facilement interprétable, nous ferons un effort pour parler de mobilité, de tablettes, au lieu de nommer une technologie spécifique.

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